Jugez un peu…L’histoire raconte que les Arvernes en mangeaient au temps de la bataille de Gergovie et que les druides connaissaient déjà la Fourme d’Ambert et l’utilisaient pour célébrer leur culte à « Pierre-sur-Haute », le point culminant du massif du Forez.
Plus tard, au XVIIIe siècle, la Fourme d’Ambert servait de monnaie d’échange pour la location des jasseries, ces fermes d’estives couvertes de chaumes qui jalonnent les Monts du Forez. Le bâti révèle encore aujourd’hui l’existence de la Fourme d’Ambert à cette époque. Les pierres dîmales (taillées à l’effigie des produits du terroir de l’époque : saucissons, jambon, œufs, Fourmes) situées sur l’église de la Chaulme (Puy-de-Dôme) en sont le témoignage toujours vivant.
En ces temps, la production était exclusivement fermière. Lors des périodes d’estives, de juin à octobre, les femmes et les enfants rejoignaient les jasseries (des bâtisses précaires servant à la fois d’étable, de fromagerie et d’habitation) alors que les hommes restaient en plaine pour s’occuper des foins. Ces jasseries jalonnent encore aujourd’hui les circuits de randonnée des Monts du Forez.
A partir du XXe siècle, des producteurs se regroupent, les premières fromageries remplacent peu à peu les jasseries et les techniques de production sont améliorées pour assurer une meilleure qualité du produit.
C’est en 1972 que le savoir faire local, transmis de génération en génération fut couronné par l’obtention de l’Appellation d’Origine Contrôlée, garantissant un produit de qualité. Depuis 2006, la Fourme d’Ambert est reconnue au niveau Européen par une Appellation d’Origine Protégée, une AOP.
Depuis l’obtention de l’AOC qui deviendra AOP en 2006, la production de Fourme d’Ambert n’a cessé d’augmenter. Si en 1900, on en produisait 200 tonnes, la production a été multipliée par 30 en un siècle pour atteindre aujourd’hui près de 5 500 tonnes.

































